Fac-off, c'est l'expression de la rage et de la frustration pour ceux qui ont le courage de l'anticonformisme, le guide pour les hésitants, et l'ennemi des envieux et des caniches bruyants...
Les airs profilés des dunes fugaces, Rêves mariés à la maîtresse route, S'accompagnent de volubiles traces, Evanouissent l'instinct stagnant de doute.
Sitôt qu'alors - imprévisible amorce Qu'électrise l'irrécusable envie - Interviennent ces Mânes trop retorses, Les vents tempêtent la monotonie,
Soucis conviés, apportés, recherchés De ces mégères, marâtres et pédantes, Plates fumées de foyers surannés, Séquelles d'abondances vivifiantes.
Nul parcours finalisé, envoûtant, Espoir facile d'un but inutile. Nul parcours désespérant, effrayant, Désespoir affligeant et bien futile.
Qu'importe les chemins de perdition Une fois que le voyage est lancé! Eternelle escapade où sédition,
Utopie, histoire, viennent se créer,
Raison haute de spontanéité, Précieuse et imagée, montrant les vues Pour sentir le frisson aventuré: Vivre exalté ces horizons perdus.
Dionysisme
De la vindicte dryade, son écorce moite, Aux branches dénudées mais que les vents font vivre - Ceux dont les envies et les jouissances ennivrent - Portent ses mélopées où son désir miroite.
De la nageuse naïade, les écailles lisses, Où l'argent mêlé à ses nageoires d'encens - Membranes invitant à boire l'inconstant - Fracassent au ressac cette écume factice.
Le vide de ce vase, porcelaine profonde Où sont gravées toutes ces pudeurs moribondes, Se dessinent aussi ces nymphes aux satyres.
Et la mienne est là, emplie d'un bois pénétrant, Abjurant la vierge chasseresse et son ire, Ahanant son plaisir d'un membre dominant...
Blasphème:
Douce et perpétuelle envie de combler, Priape évident des joies effrénées, Nulle satisfaction hors de ton dionysisme Où se dispute Lesbos et autres grands isthmes
Dont les visions procurent les rêves embellis D'oniriques ébats sous des nuages gris: Amoncellement des firmaments en colère Prêts à punir cet humain orgueil séculaire.
Mon coeur se plaît dans ces limbes fantomatiques Zébrés d'éclaircies de ma défiance cynique. Montre-moi la passionnelle et ardente rage,
Toi Priape, pour voir tomber les illuminantes Pléiades et pouvoir éclore le mirage De leur beauté irrépressible et consumante!